Une ville de gangs, et puis..
 

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 Cres Dorray

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Âge: 20 ans
Gang: Black Virus
Relations:

MessageSujet: Cres Dorray   Mar 3 Juil - 19:00

Cres Dorray
.

NOM : Dorray (à l'origine Vei'Warune)
PRÉNOM : Cres (diminutif de Crescent)
AGE : 20 ans
SEXE : Masculin
EMPLOI : Serveur dans un café
ORIENTATION SEXUELLE : Bisexuel
GROUPE : Black Virus

~ Description caractérielle
.

Nan mais LOL.

Expression favorite de Cres. Ou bien de manière général il adore utiliser toutes les expressions contenant « Nan mais ». Le fait qu’il soit bilingue – ou plutôt un délinquant passionné – lui permet de sortir plus naturellement de l’argot anglais plutôt que de mots courants. Il s’exprime très mal mais ne s’en soucie pas plus que cela car, grâce à son éducation passée, il sait se montrer poli et respectueux lorsqu’il le faut ou quand il le veut – surtout s’il le veut. Ce petit jeu de changement de registre peut surprendre plus d’un et Cres doit bien avouer qu’il aime se sentir supérieur et respecté, alors il ne se plaindrait jamais de cet effet de surprise. Ah, que ses parents se mordraient les doigts s’ils savaient comment leur fils avait grandi… !

Vas-y que j’te foute une raclée dont t’es pas prêt d’oublier.

Cres est, comme tout bon délinquant, un bagarreur avoué et incontesté. On se demande même s’il n’était pas né avec les gènes « combattant au sang chaud ». Il aime se battre et sentir l’adrénaline monter en lui, le faisant presque jubiler. Dès que l’occasion se présente, il n’hésite pas à se servir de ses poings et de ses pieds pour rabattre le caquet à toutes les personnes qui l’énervent, et ce sans aucune pitié ni regret. Colérique comme il est, le nombre de ses bagarres augmente facilement et rapidement. Il a toutefois un principe : même s’il est certain que cela dissuadera tout individu de recommencer à l’enquiquiner, il n’utilise pas ses prothèses mécaniques s’il ne le juge pas nécessaire. Quand alors ? Lorsqu’il est vraiment, absolument, au degré maximum, de sa colère ou quand il est confronté à un nombre trop conséquent d’adversaires. Ceci étant, il y a des choses précises qui mettent immédiatement Cres dans un état de furie incontrôlée et de pure haine :
- la première est que l’on traite de gosse de riche. Bon, ça passe encore ; le gars se prendra une rouste ou deux.
- la deuxième est que l’on se moque de sa taille. Le malheureux aura non seulement une copieuse engueulade criée devant lui, mais également un bon coup de pied bien placé.
- la troisième et dernière chose, que l’on insulte son petit frère. Oh, ses parents, il s’en fiche bien, mais personne ne touche à son petit frère. Verbalement ou physiquement. C’est la personne à laquelle il tient le plus. Si l’on peut le trouver trop protecteur envers son frère, il s’en fiche pas mal. Il aime son frère, il tient à lui et ne veut que sa réussite et sa sécurité, point barre.

Cres joue très bien la comédie lorsqu’il s’agit de mentir. Tout comme son côté bagarreur, l’on pourrait croire que le mensonge fait partie de lui. De ce fait, il n’a aucun mal à induire ses interlocuteurs en erreur, de glisser de fausses informations et de jouer sur les sentiments. Il arrive la plupart du temps à obtenir sur ce qu’il souhaite grâce à seulement des paroles car il n’hésite pas à appuyer là où la victime est la plus vulnérable. Il ne se considère pas tellement comme étant un manipulateur, mais comme un « contrôleur d’esprit », ce qui, il faut l’avouer, est totalement la même chose. Provoquer les autres est aussi l’un de ses passe-temps favoris malgré le fait qu’il s’attire beaucoup d’ennuis ainsi – mais il peut les gérer en général. C’est peut-être un fou, un psychopathe, mais il ne le nie pas. Il se sait différent des personnes auxquelles il devrait appartenir, et ce depuis le début.
Il n’aime pas avoir tort et cherchera par tous les moyens de prouver que c’est lui qui a raison. Son ego en prendrait un sacré coup sinon, pardi ! Il s’entête à appuyer ses propres propos et n’abandonne que si la situation ne peut décemment pas être retournée en sa faveur. Cependant, s’il s’agit d’une confrontation avec un autre gang, il ne se laissera sous aucun prétexte se marcher sur les pieds. Il ne manquerait plus qu’il se fasse humilier et tarir l’image des Black Virus ! Il apprécie trop son groupe – ou plutôt l’ambiance qui y règne – pour qu’il soit ainsi offensé.

Pff, t’es qu’un crétin, un pleurnichard ! T’sais même pas résoudre un problème tout seul, tu veux que j’fasse quoi, moi ?

Si Cres est un manipulateur, un menteur, un bagarreur, un provocateur, un orgueilleux, un borné et un casse-pieds, il ne sait absolument pas se montrer gentil. Toute tentative de réconfort ou de compliments aimables sont inexplicablement et inexorablement vouée à un échec infructueux. C’est un phénomène que personne ne parvient à résoudre, pas même le concerné, mais il vit très bien comme ça. Il finit toujours par marmonner des choses incompréhensibles ou par s’énerver à cause de la stupidité – selon lui – de la situation. De toute façon, qui a besoin de gentillesse dans un monde aussi déchu ? Son entourage le réprimande souvent afin qu’il paraisse plus enclin à une conversation calme ou qu’il fasse des efforts de sympathie, mais il ne tient pas à suivre ces conseils. C’est un délinquant, il s’appelle Cres, donc l’équation délinquant plus Cres est toujours égale à méchanceté frôlant le sadisme. Car oui, il l’admettait ouvertement, il appréciait plutôt bien manier une arme, le sang et voir les gens souffrir de sa main – surtout quand ils le méritaient. Peut-être que son meilleur ami l’avait un peu trop influencé et contaminé… De toute manière il se tournait déjà vers ces atrocités avant de faire sa rencontre.

Cres déteste peu de choses, en réalité, si l’on excluait le fait qu’il n’aime pas qu’on fasse une remarque sur sa taille. Etant un goinfre reconnu, il aime toute sorte de nourriture ; il n’a pas de goût particulier dans quoi que ce soit – ah si, les histoires d’amour l’horripilent tout comme les chansons dégoulinantes de sucre et de guimauve –, seule la couleur rose lui hérisse les poils et les études, il ne les hait pas tant que ça – de toute façon il les avait arrêtées à dix-sept ans. Pour être honnête, il n’était pas mauvais élève, mais il n’était pas très motivé pour travailler – toutefois il se devait d’obtenir de bonnes notes. Il n’aimait pas de matière en particulier, mais il trouvait les cours de langues plus intéressants que les autres. Au niveau social, il trouve que les personnes naïves et généreuses sont tout simplement idiotes et inconscientes du monde qui les entoure.

La liste des choses qu’il aime est à peu près tout aussi réduite que celle qu’il déteste. Dormir, manger et se battre sont ses activités favorites, mais il lui arrive très régulièrement de lire toute sorte de roman. La lecture est une passion depuis l’enfance dont il ne semble pas se défaire malgré les années passées. Il apprécie aussi taquiner son entourage, mais ça, c’est une autre histoire…

~ Description physique
.

Soyons francs : Cres se trouve lui-même beau. Modestie mal placée ou narcissisme ? Difficile à dire, mais la plupart des gens qu’il croise ne dénie pas le fait qu’il ne laisse pas les filles de marbre. Ses longs cheveux blonds, toujours soyeux et démêlés, remontent en une haute queue de cheval qu’il attache généralement avec un élastique rouge – sa couleur préférée. Il lui arrive de natter sa chevelure, mais « ça lui donne moins de charme », qu’il dit. Une queue de cheval le rend plus mature, paraît-il. Quoique, d’après certains, s’il les laissait retomber sur ses épaules, il « serait plus sexy ». A méditer. Des mèches plus courtes encadrent son visage fin et long, marqué par les traits de l’entrée à l’âge adulte avec des contours plus fermes, et une autre mèche se dresse par n’importe quel tour de magie sur le haut de son crâne. Le jeune homme en est d’ailleurs assez fier ; cela lui donne quelques millimètres, voire un centimètre, de plus dans sa modeste taille. Car oui, Cres avait dû batailler en son for intérieur pour s’avouer qu’un mètre soixante-huit à vingt ans, c’était petit. Même les ados de dix-huit ans le dépassent d’une tête, à son grand malheur. Maintenant qu’il y repensait, il n’avait jamais été très grand… Oh et puis zut.

S’il y a une chose que l’on peut facilement remarquer sur le visage de Cres, c’est son sourire. Un sourire énigmatique empreint de machiavélisme, de satisfaction et de moquerie. Toujours, toujours, toujours. Un petit conseil donné par ce même meilleur ami pour que le monde ne le soupçonne pas dès le premier regard. Un jeune homme plein d’entrain, toujours collé d’un sourire aux lèvres, n’attisait généralement pas la méfiance. A part si l’on le connaissait déjà ou si l’on savait qu’il faisait partie des Black Virus. A ce sujet, Cres est fier d’avoir pu entrer dans ce gang, le plus puissant et renommé de la ville, au prix d’une bagarre assez sanglante.
Ensuite, il y avait ses yeux d’une magnifique couleur dorée, héritée de son père – d’ailleurs, il avait pratiquement reçu tous les gènes de son père contrairement à son frère qui ressemblait plus à leur mère. Cres ne s’est jamais soucié de l’étrangeté de cette teinte, mais il l’appréciait bien. Quand on se demandait s’il s’agissait de modestie mal placée ou de narcissisme… Il regarde le monde avec une certaine curiosité et s’adonne toujours à de nouvelles découvertes lorsqu’il le peut, et ses yeux pétillent alors de malice, comme un enfant de sept ans.

Une autre chose très particulière et notable sur son physique, même si Cres préfère de loin le cacher, il s’agit de ses prothèses mécaniques. Un au bras droit, l’autre à la jambe gauche. Il avait perdu ses membres lors d’un accident étant jeune, à dix ans. L’implant de ces appareillages avait été difficile et douloureux, la rééducation ayant duré trois ans, Cres s’estimait heureux que cette période se soit écoulée et qu’à présent, ses membres s’avéraient opérationnels. Il n’en est pas particulièrement fier, car la plupart du temps les gens prennent peur en voyant le métal luisant et froid, remplaçant un membre de chair et d’os. L’on l’a quelque fois traité de « monstre » mais il n’en avait cure ; de toute façon des paroles n’allaient pas changer son train de vie. Même s’ils sont assez lourds, avec le temps il a su s’y habituer. De ce fait l’on ne peut pas totalement donner son poids correct ; il doit avoisiner les quatre-vingts kilogrammes avec ses prothèses. C'est par contre drôlement pratique pour se battre face à une dizaine d’hommes et de les éliminer facilement, même si Cres aimait sentir son poing cogner son adversaire, alors il préférait utiliser ses membres de chair.

Au niveau du style vestimentaire, Cres s’habille de manière très hasardeuse. Tant qu’il a sur le dos un t-shirt, un gilet, un pantalon et des chaussures, il se moque bien du reste. Il ne s’attarde pas beaucoup sur son apparence physique et ne cherche pas spécialement à plaire auprès de la gent féminine – ou masculine. Car oui, Cres assumait pleinement sa bisexualité – il prenait d’ailleurs un malin plaisir à s’amuser là-dessus, en « draguant » pour rire un bon coup. Cela n’était pas pour autant qu’il se mettait à porter des vêtements roses. A dire vrai, il préférait les couleurs plus ternes, comme le noir, le gris, le bleu et le rouge. Sa garde robe ne devait sans doute être composée pratiquement que de ces teintes. Il apprécie néanmoins en particulier les gilets à capuche – « parce que c’est pratique et c’est classe » – ainsi que les larges jeans. Il trouve que les pulls sont trop compliqués à mettre et à enlever, d’autant plus que cela ruine sa coupe de cheveux, et les pantalons trop serrés lui refusent une grande partie de ses mouvements. Quant à ses chaussures, il aimait bien les bottines à semelles compensées – évidemment – ; en plus de lui procurer quelques centimètres, ils étaient confortables pour les longues marches. Bien sûr, lors des occasions et événements spéciaux, il revêtait des vêtements plus beaux, plus festifs, comme des costumes ou des habits stylisés. Dans la rue il préférait paraître banal et sobre. Enfin, si l’on faisait abstraction du long manteau rouge qu’il lui prend de porter assez souvent.

Cres a toujours été sportif, mais pas toujours bagarreur. De toute manière, quel délinquant se battant tous les jours ne possédait pas un corps d’athlète ? Il était lui-même certain que tous les membres du gang devaient avoir des abdos et du muscle ressortant de partout. Lui, si l’endurance ne figurait pas parmi ses qualités, il parvenait à taper fort et à soulever des choses plutôt lourdes. Cependant, ses longues jambes lui ont quand même permis de prendre la poudre d'escampette et à s’enfuir avant de s’attirer des ennuis jusqu’à la moelle. Même s’il s’agissait généralement lui qui provoquait les problèmes.


~ Histoire
.

Vingt ans d’existence. Dix-sept années de surveillance, de protection et de maintenance ; trois années de liberté, de galère et de danger.

« Crescent Edgar Vei’Warune, le fils aîné et héritier de la famille Vei’Warune est porté disparu depuis le 3 octobre. Aucun indice n’a été retrouvé concernant sa disparition. Seules quelques affaires lui appartenant et de l’argent semblent avoir été emportés. La famille Vei’Warune spécifie l’avoir vu toute la journée à la demeure, et qu’il s’est absenté vers dix-huit heures sans les avertir. L’enquête se concentre alors vers cette tranche horaire et les inspecteurs espèrent retrouver l’héritier des Vei’Warune en vie, sain et sauf. »

Ouais enfin, tout ce qu’ils veulent, c’est surtout être sûrs que quelqu’un reprendra la boîte, quoi.

Cres, de son vrai nom Crescent – Edgar étant son deuxième prénom –, est né un 15 février dans la prestigieuse famille Vei’Warune. Une famille aisée, pratiquement bourgeoise, possédant une entreprise de leur propre marque d’accessoires de mode. Il est alors évident qu’un successeur soit assuré pour poursuivre le travail longtemps hérité de génération en génération. Crescent a été élevé dans les meilleures conditions afin qu’il soit à la hauteur des espérances de ses parents, partant des écoles les plus renommées, passant par la culture et les activités saines, finissant par l’aisance dans les grandes soirées de travail. Ainsi, dès son plus jeune âge, le garçon a été entouré d’un monde totalement encadré et supervisé par ses parents.

Crescent n’était pas un mauvais élève ni un enfant bête. Il suivait sans problèmes les études, lisait régulièrement des livres de toute sorte, faisait du sport, jouait aux échecs et s’occupait de son petit frère de deux ans son cadet, Andrew. Ces deux-là possédaient un très fort lien d’amitié, et si quelqu’un avait la malheureuse idée d’ennuyer le cadet Vei’Warune, il était certain que l’aîné arriverait pour le mettre en pièces – même si à cette époque-là il était encore « gentil » et « aimable ». Crescent a toujours été très protecteur envers son frère, et n’hésitait pas à prendre l’entière responsabilité lorsqu’ils étaient tous deux impliqués dans un incident quelconque. Même si, il devait l’avouer, aimait bien faire quelques farces de temps à autre.

Tout le monde savait que la famille Vei’Warune ferait tout pour leurs fils, en particulier l’aîné dont la succession lui revenait. De ce fait, Crescent a été sujet de nombreux kidnappings, mais ces derniers se soldaient toujours par un échec ; non seulement les agresseurs ne recevaient pas leur rançon, mais ils avaient droit à un aller simple en prison. Cependant, alors que Crescent avait dix ans, un autre de ces kidnappings a mal tourné. Dans sa fuite, une voiture des acolytes des assaillants a violemment percuté le jeune garçon. Son bras droit et sa jambe gauche ont été grièvement blessés – des morceaux se sont plantés dans les membres –, et ils ont dû les amputer. Crescent a lui-même demandé l’installation de prothèses mécaniques malgré toute la douleur et la souffrance qu’il endurerait.

Après les trois ans de rééducation, Crescent a pu reprendre une vie normale. Il commençait néanmoins à se sentir mal à l’aise avec tous les regards braqués sur lui, que ce soit dans la rue ou au collège. Si au début il pensait que cela finirait par passer, il s’est rendu compte que les rumeurs et les ragots n’étaient pas prêts de se dissiper. Tout ça à cause de ce kidnapping.

Au fil des mois, Crescent perdait de la motivation. A partir de quatorze ans, ses parents lui enseignaient d’ores et déjà les rudiments du travail qu’il devait reprendre lorsqu’il serait adulte. La seule personne avec qui il parlait au collège n’était qu’Andrew puisque les autres étudiants « ne devaient pas le fréquenter car il attirait le danger » et son cadrage a été renforcé. Il suivait des cours plus intensifs et un garde du corps restait tout le temps auprès de lui. Il n’aimait pas cette proximité que ses parents ont instaurée. Avec tout cela, il est devenu plus grognon, plus irritable et moins attentif à ce que l’on lui disait.
Alors il a décidé de sortir seul, une nuit. Une fois. Et c’est qui a tout changé.

Putain ! Pousse-toi d’mon chemin !

Crescent a fait la connaissance d’Everard. Un jeune homme mystérieux de quatre ans son aîné, toujours en train de préparer quelque chose, s’attirant des ennuis comme il respire, vivant comme il l’entend, attaché à absolument rien, mais surtout, il faisait partie des Black Virus.

Les Black Virus.

Everard se faisait poursuivre par des policiers pour un méfait qui ne devait pas être joli. Crescent, d’instinct, l’avait tiré avec lui et caché dans une ruelle – il a été le premier étonné à agir de la sorte. Lorsque les gendarmes sont partis, Everard, contrairement à ce que s’attendait Crescent, s’est mis à lui crier dessus.

Non mais genre j’t’ai rien demandé ! J’avais pas besoin que tu m’aides, gamin !
Eh oh, je viens de sauver ta peau et tu me cries dessus ? a grogné Crescent.
Peuh ! De toute façon qu’est-ce qu’un gamin de richards fout là en pleine rue ?

Même si c’était difficile à croire, par la suite, Crescent a revu plusieurs fois Everard – malgré les protestations de ce dernier. Cela l’aidait à extérioriser, et la présence de ce délinquant le faisait agir comme le garçon qu'il a toujours été : rebelle, assez violent, désobéissant et sans-gêne. Durant toutes ces années il a joué au fils modèle mais depuis sa rencontre avec Everard, il ne parvenait décemment plus à agir ainsi.

De ce fait il a commencé à protester et à batailler avec ses parents. Il ne travaillait plus en cours, négligeait ses obligations familiales et sortait extrêmement souvent sans que personne ne s’en aperçoive. Une partie des Vei’Warune a perdu sa confiance et s'est demandé s’il valait mieux choisir Andrew comme héritier car il était indéniablement plus responsable que son frère. Le cadet en revanche comprenait la frustration de Crescent ; étant l’aîné, tous les espoirs de la famille ont été placés en lui, et il a fini par craquer sous toute cette pression. Lui n’avait pas été aussi encadré. Crescent néanmoins continuait de s’occuper de son frère comme si de rien n’était, à lui parler de tout et n’importe quoi, et à surtout le protéger.

Trois ans ont alors passés ainsi. Des cris. Des plaintes. Des crises de nerfs. Des mensonges. De la perte totale de confiance. De l’ignorance et de la dérision. Crescent allait en cours sans vraiment travailler et fréquentait de plus en plus Everard, qui au fil du temps a su apprécier le Vei’Warune de par son tempérament excessif et son comportement amusant. Il savait déjà que la majorité des membres de la famille l’avait rejeté, alors autant aller jusqu’au bout des choses. Il accompagnait son ami un peu partout, faisant alors la connaissance d’autres membres des Black Virus, et participait même à quelques bagarres lorsqu’il le pouvait. Si à la base il était réticent à l’idée de se battre, il a fini par s’y habituer – même si les débuts ont été laborieux. Parmi les fréquentations d’Everard, il y avait deux jumeaux : Lu et Gen, d’origine asiatique. L’un était sérieux, réfléchi et joueur ; l’autre était cynique, impulsif et ambitieux. A eux quatre ils formaient un quatuor assez singulier, et Crescent s’y plaisait bien. Ses trois amis s’avéraient de meilleure compagnie que ces autres gosses de riches qu’il côtoyait.

Est alors arrivé le jour de ses dix-sept ans, et il s’est lancé. Il a demandé à Everard de le faire intégrer les Black Virus. Le garçon a semblé excité à cette idée et a immédiatement conduit Crescent au chef. L’épreuve était simple : tenir une demi-heure de combat sans pause. Et il l’a réussi, même s’il en est ressorti ensanglanté avec des blessures et des douleurs partout. Il n’a même pas compté le nombre d’adversaires qu’il a dû affronter à la fois, tellement ils étaient nombreux.

C’est juste après son intégration au sein des Black Virus que Crescent a fugué de chez lui en n’emportant que quelques affaires et de l’argent. Everard lui a proposé – ou plutôt ordonné – à ce qu’il vive avec lui car à présent, « c’était trop cool qu’ils soient tous les deux dans le gang et qu’en plus il sait se battre », ce qui n’était pas pour lui déplaire. Il n’avait aucun logement, alors partager celui de son ami ne le dérangeait absolument pas – d’autant plus qu’Everard était de bonne compagnie. Et c’est là qu’a commencé sa vie de délinquant, entre les bagarres beaucoup plus fréquentes, la drogue – il fume mais n’a jamais pris d’autres substances illicites –, l’alcool à dose immodérée, le vol, les requêtes sur gage, les troubles à l’ordre public, les menaces de gangs mineurs… Mais il aimait cette vie. Cette vie imprévisible, libre, pleine d’adrénaline. En quelques jours Crescent Vei’Warune est devenu « officiellement » Cres Dorray. Evidemment, « en quelques jours », il n’allait pas se pointer à une mairie pour changer son nom alors qu’il est porté disparu. C’était ça aussi le privilège d’être dans un gang composé de milliers de membres, on y trouve de tout ; d’autant plus qu’Everard est un grand habitué, il a su immédiatement convaincre une connaissance de lui fournir ces faux-papiers. De bonne qualité, en plus – après que Cres l’ait payé, cela va de soi.

La seule mauvaise chose qui ait pu lui arriver durant l’année suivante de son intégration chez les Black Virus, cela a été ses retrouvailles avec son frère par pur hasard. Pas tant que ça en fait, puisqu’à ce moment-là Cres traînait près de leur lycée, ce qui n’était absolument pas ingénieux. Andrew a littéralement fondu en larmes devant lui et ne l’a pas lâché jusqu’à ce qu’il lui fournisse des explications – après moult câlins. Cres mentirait s’il disait qu’il n’était pas content de revoir son frère, mais il avait peur de la suite. Il a alors prié Andrew de ne rien dire aux parents, ce qui, bien sûr, n’a pas étonné son frère. Celui-ci a demandé en échange à ce qu’ils se revoient. Cres a été très franc.

J’te garantis rien. Maintenant je mène une vie radicalement différente de la tienne, et tu peux t’attirer beaucoup d’ennuis si on te voit traîner avec moi. Mais si ça arrive, tu m’appelles et j’casse la gueule à toutes les personnes qui t’emmerdent. Ok ?

Ca a fait beaucoup rire Andrew.

Tu as un langage bien vulgaire à présent Crescent.
Bof, ça doit être à cause d’Everard, j’passe trop de temps avec lui.
Trop de temps, beaucoup trop ?
C’est le mec que j’connais le mieux au sein du gang, et puis c’est mon colloc’. Et mon plan-cul accessoirement.

Ok, ce n’était certainement pas la meilleure chose à dire à son propre frère, mais cela lui a échappé. Andrew a été tellement choqué d’entendre ça sortir aussi naturellement qu’il s’est dit que Cres a définitivement perdu son côté courtois et gentil d’avant…

Après ces retrouvailles Cres et Andrew se sont régulièrement revus, et le plus discrètement possible, alors que Cres continuait à vivre à sa manière. Il a décroché un job de serveur dans un café pour gagner un peu d’argent « au cas où le fric reçu par le gang ne soit pas suffisant ».

Il vit sa vie.



Derrière l'écran
.


PRENOM : Fanny (ou Fafa)
AGE : 15 ans

QUESTION : SI TU ETAIS UN EXTRA-TERRESTRE, COMMENT SERAIS-TU :D ? Je prendrai du plaisir à faire peur aux gens. è_é
PETIT BLABLA :) ? Sur certaines images Edward a ses membres de chair, mais Cres a bel et bien ses prothèses mécaniques.
Je préviens aussi que son langage est loin d'être innocent.

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Cres Dorray

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